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jeudi 16 février 2012

Focus | Le Kame Hame Ha père-fils en 8 collections

Si je vous dis Kame Hame Ha père-fils, vous pensez à quoi en premier ? Moi à ça :


En effet, personnellement c'est au printemps 1993, en jouant à la version japonaise de Super Butôden 2, que je découvris pour la première fois cette scène culte de DBZ, me faisant par la même occasion spoiler sur la mort de Cell. Même si... elle induisait quelque peu en erreur, car on pouvait penser que c'était l'intervention de Gokû qui apportait le boost de puissance pour vaincre l'androïde parfait. Mais qu'importe, car qui n'a pas rêvé devant cette séquence du jeu portée par sa musique aux allures de dénouement ?

Ce nouveau focus portera donc sur la représentation de cette scène, l'une de mes préférée de tout DB, dans le monde des cartes. A travers 8 collections anciennes et récentes, de 1993 à 2011.



A tout seigneur tout honneur, on commence par la n°614 de la part 15 des Carddass Hondan. Pour beaucoup (dont moi), le top du top, car à l'image des visuels originaux de la collection, l'illustration est directement reprise du manga (donc de Maître Toriyama) et colorisée par Bandai pour l'occasion.

On continue avec la carte qui me parle le plus d'un point de vue nostalgie : la n°942 de la part 22 des PP Cards. Pourquoi, vu qu'il s'agit cette fois du screenshot d'un épisode assez laid, animé par le regretté Masayuki "pointu-man" Uchiyama (même si là on a l'impression qu'il a décalqué le manga pour par se louper) ? Tout simplement car c'est la première carte sur ce thème que j'ai vue à l'époque, en format poster affiché sur la porte d'une boutique. Et c'est aussi la première sur ce thème que j'ai acquise (et aussi l'une de mes premières PP Cards, fin 1993).

On poursuit avec une collection new-gen (j'ai volontairement omis la version Hero Collection part 1, qui bien que prismatique est identique à la PP part 22) : la D-183 de la part 2 des Card Game. La base de l'illustration est la même que pour la Carddass Hondan, mais le type de coloration change au profit de ce rendu "aérographe" qui caractérise une grande partie des cartes new-gen. Heureusement qu'au moins, le trait reste impeccable.



On change de design sur la S-19 des Trading Collection, avec un trait plus agressif... qui me plait beaucoup. En effet, même s'il y a toujours ce satané rendu aérographe, j'adore les illustrations des cartes spéciales des Trading Collection part 1 à 3. Celles-ci (et plus précisément cette carte du Kame Ha père-fils) m'avaient fait rêver à l'époque où j'ai découvert le site DBZcollection. En plus du trait, j'aime le fait d'avoir mis Gohan un genoux à terre. Ca rajoute un peu d'intensité à la scène.

Voici maintenant celle que j'ai reçu il y a quelques jours : la n°552 de la part 10 des Morinaga Wafer Cards. Dans la mesure où il s'agit d'une moving 3D, difficile d'en faire un scan correct, d'où la photo à peu près potable. Cette carte a deux visuels selon son inclinaison : Gohan préparant son attaque, et la scène culte qui nous intéresse ici. Bien que se calant sur l'original, le design a été complètement modernisé, du trait à la colorisation. Et le résultat, même si moins agressif que la précédente, est une réussite. A l'image d'une collection qui a produit de magnifiques cartes 3D.

La version Miracle Battle Carddass maintenant, avec la n°42 de la part 3 qui change le cadrage de la scène. Je vais être bref : le trait est grossier, les couleurs à l'aérographe, donc c'est moche.



On terme ce focus avec les deux derniers représentantes en date. Tout d'abord la B335-7 de la part 7 des Data Carddass Dragon Battlers. Moins pire que la Miracle Battle Carddass, car ici le trait n'est pas grossier mais... je dirai, mal maitrisé. Quoi qu'il en soit, sa coloration n'aide pas à à monter à un niveau correct. Je la mets juste avant la MBC... en partant de la fin.

Enfin, la H2-16 de la part 2 des Dragon Ball Heroes, qui s'inspire de la MBC pour son cadrage. Sauf que elle, elle est sublime à tous les niveaux : un design assuré par le vétéran Tadayoshi Yamamuro, une vue "d'en bas" qui lui donne un certain dynamisme, Gohan un genoux à terre qui rajoute de l'intensité... Honnêtement, j'en viendrai même à me demander laquelle je préfère, entre celle-là et la Carddass Hondan, tellement cette représentation est une réussite. Bon ok, la Carddass Hondan, mais elle ne gagne qu'à un cheveux. Toujours est-il que cette DBH montre bien que les cartes new-gen, elles peuvent aussi poutrer.

mardi 17 janvier 2012

Focus | Banpresto Terebi Denwa

Lorsque j'ai parlé des Carddass autres que Dragon Ball (Yû Yû Hakusho, Rurôni Kenshin...), j'ai souligné qu'il s'agissait de coproduction entre Bandai et Banpresto. Les deux sociétés sont depuis longtemps étroitement liées, puisqu'en 1989, Bandai a racheté une partie du capital du groupe Coreland Technology, qui change alors d'appellation pour devenir BanPresto (Ban de "Bandai", Presto de l'italien pour "vite"). Mais il ne s'agit par pour autant du Bandai du pauvre. Banpresto a lui-même sorti ses propres cartes en s'appuyant sur le savoir-faire de Bandai : distribution aux boutiques sous forme de white-box de 200 cartes, destinées à remplir une borne accessible au grand public. Borne et cartes portent le nom de Terebi Denwa, "terebi" étant l'abréviation de "télévision".

< Terebi Denwa : la borne >

Pour parler de la borne, je commenterai ce superbe article d'un blog japonais, très récent, sur lequel je suis tombé il y a quelques jours. Par respect pour l'auteur, je ne ferai pas un copié-collé des photos (vous savez ce qu'on dit, ne fais pas aux autres ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse). Ainsi, vous pouvez donc voir à quoi ressemble une borne Terebi Denwa Dragon Ball (à priori modèle unique), avec son écran, son combiné téléphonique, et ses fentes pour retirer et insérer les cartes. Moyennant la somme de 100 yen, on pouvait donc récupérer une carte par la fente inférieure, qu'on insérait ensuite dans la fente supérieure pour commencer le jeu. Sur l'écran, une voix bien connue nous accueille, "Je suis Gokû, tu voudrais pas jouer avec moi ?", avec en fond sonore Makafûshigi Adventure (générique de Dragon Ball) version instrumentale. Une fois la carte insérée, le jeu commence, le téléphone sonne, et tout se passe à travers le combiné, donnant l'impression de discuter avec Gokû. Et c'est là qu'on se rend compte que c'est somme toute assez basique (normal, puisque destiné aux enfants). Quelle que soit la carte, deux choix s'offrent à nous : 
- En choisissant Kame House, on suit l'enseignement de Kame Sennin jusqu'au Tenkai-ichi Budôkai (réduit à 4 participants), avec des combats se déroulant sous la forme de janken (pierre-feuille-ciseau).
- En choisissant la maison de Bulma, on part à la recherche des Dragon Balls, avec comme finalité Piccolo Daimaô.

Lorsque le jeu est fini, Gokû apparait une dernière fois à l'écran pour nous dire de ne pas oublier de retirer la carte.

< Terebi Denwa : les cartes >

Pour ce qui est des cartes, il faut savoir qu'il en existe 3 parts d'inégale composition :
- La part 1 date de 1991 et se compose de 36 cartes
- La part 2 date de 1992 et se compose elle-aussi de 36 cartes
- La part 3 date de 1993 et se compose quand à elle de 24 cartes

Soit en tout 96 cartes qui ont pour point commun de n'être que des prismes type cardboard (en carton rigide type PP prisme hard), ce qui explique sans doute leur prix, là où une Carddass ne coûtait que 20 yen. Autres points communs des cartes : leur format légèrement plus petit que les Carddass, et le symbole fléché "IN" sur le recto, qui rappelle les cartes téléphoniques.

Terebi Denwa part 1

Terebi Denwa part 2

Terebi Denwa part 3

Les visuels des cartes ne sont que de screenshots de l'anime. Ainsi la part 1 va du début de DB jusqu'à l'apparition de Kami Sama, tandis que la part 2 en reprend le début pour aller cette fois jusqu'à la fin, c'est à dire le combat opposant Gokû à Majunior. La part 3 couvre quand à elle la saga Androïdes/Cell de DBZ, et fait penser aux Play-Carddass dans sa volonté de ne mettre en scène qu'un personnage (ou un groupe de personnages).

Comme je l'ai plus plus haut, les cartes insérées n'ont aucune incidence sur le jeu de la borne, contrairement au Super Barcode Wars ou au Barcode DB sortis à peu près à la même époque. Il s'agit juste d'un moyen basique pour marier collection et amusement. Cela-dit, on peut s'attarder sur les versos, qui sont différents pour chaque carte de chaque part, tout comme les Barcode DB.


Verso de la part 1. Toujours des screenshots différents du recto, dans ce qu'on devine être la lucarne d'une télévision, tandis que Gokû raconte de façon simplifiée l'histoire de Dragon Ball en rapport avec l'image. Ici : A l'origine, Kami Sama et Piccolo Daimaô n'étaient qu'une seule personne. Ca m'a surpris. A noter qu'à chaque fois, un terme-clé est en gras, ici 一人 (un seul).


Verso de la part 2, déjà un peu plus intéressant car proposant un mini-jeu : A la recherche de Sû-Shinchû ! (la boule à 4 étoiles). Le principe est simple : dans l'amas de boules, il faut noircir toutes celles ayant 4 étoiles. On obtient alors 2 éléments bien distincts : un symbole à gauche (qui peut être un rond, un triangle ou une croix), et un nombre à droite. Essayons avec la carte ci-dessus :
Apparaissent un rond accompagné du chiffre 7. Une fois toutes les cartes décryptées, il est possible de se lancer dans une bataille de carte du type janken, c'est-à-dire pierre-feuille-ciseau ! Ainsi et comme indiqué en-dessous de l'amas, le rond bat le triangle, le triangle bat la croix, et la croix bas le rond. Et si les symboles sont identiques, c'est le chiffre le plus élevé qui gagne.

Ce verso fait également apparaître deux éléments absents de la part 1 : le logo バンプレカード (Banprecard, abréviation de Banpresto Card), et aussi un numéro, 1刷, qui se traduit littéralement par 1ère impression. On pourrait en déduire qu'il y a eu plusieurs éditions de cette part. En tout cas toutes les miennes sont notées 1刷.


On termine avec le verso de la part 3, qui propose lui aussi un mini-jeu, un peu moins "intéressant" que celui de la part 2 : Le quizz silhouette. Dont le but est de trouver l'identité du personnage mystère. Si je me base sur la carte ci-dessus :
- Une question : Tu sais qui nous sommes ?
- Un indice : Cet enfant est le fils de Vegeta
- Une indication : On peut voir la réponse sur le visuel de la [carte] n°16.

Bref, je genre de mini-jeu qui n'est intéressant qu'au moment de la sortie des cartes, quand on les choppe une par une et qu'on ne connait pas leurs visuels.

Vous remarquerez que ce verso contient aussi les éléments apportés par la part 2 : le "Banprecard" et le "1ère impression". Tout comme la 2, toute ma part 3 est "numérotée" ainsi, et je voulais justement prendre une photo d'une part 3 "8ème impression" que je possède, mais impossible de remettre la main dessus.

Une dernière remarque concernant la part 1 : les cartes existent aussi dans une version prisme "en vitre brisée", beaucoup plus rare que les prismes normales. Vous pouvez les admirer ici sur le blog de Shinta. Pas d'information sur cette version alternative. Peut-être une version prototype présentée lors d'un Tokyô Toy Show...

Voilà pour ces Terebi Denwa, je ne pensais pas en dire autant. Alors bien sûr, il existe d'autre cartes Banpresto, comme les Jumbo Roulette (qu'on appelle abusivement part 4) ou encore les "Banpresto Mini". Mais elles ne me branchent pas spécialement.

jeudi 5 janvier 2012

Focus | Les Play-Carddass



Dans les cartons depuis que j'ai terminé la collection il y a quelques semaines (pour ne pas dire l'année dernière), voici un petit dossier sur les Play-Carddass, regroupant deux collections d'époque particulièrement appréciées de nombreux collectionneurs.

< Généralités >

Si l'on devait résumer le processus créatif des Play-Carddass, je dirai que tout commence en Août 1991. Le manga amorce la saga des Androïdes, les Carddass rentrent dans leur âge d'or, et Bandai domine le marché des jeux et jouets. Le géant Nippon décide alors de marier trois concepts : jeu de société, jeu électronique (LSI game), et cartes. Il en résulte le Barcode Wars, où les joueurs progressent sur un plateau en scannant des cartes à code-barre sur un jeu électronique.

Un succès qui pousse Bandai à en sortir, pile-poil un an plus tard en Août 1992, une nouvelle version : le Super Barcode Wars. Nouveauté : le Multi Scanning System, permettant de créer ses propres cartes en utilisant n'importe quel code-barre. Mordus du concept, les Japonais plébiscitent cette évolution, si bien que Bandai, en marge des extensions officielles Super Barcode Wars (nouveaux sets de cartes), se décide à produire une toute nouvelle collection de Carddass pouvant se jouer avec cette machine : les Barcode Dragon Ball. Estapillées Play-Carddass, du fait de cette compatibilité.

Quatrième grande collection de Carddass sur le marché (après les Carddass Hondan, Visual Adventure et Super Battle), les Barcode DB seront produites de Décembre 1992 à Novembre 1993, totalisant 4 parts. Après quoi elles évolueront en Characters Collection pour deux ultimes parts en 1994, perdant au passage leur compatibilité avec le Super Barcode Wars (au profit d'un simple jeu de carte, telles les Carddass Hondan / Super Battle), mais pourtant toujours estampillées Play-Carddass. En dépit du changement de nom et de la numérotation qui repart à 0, le design de ces Characters Collection est quasiment identique à celui des Barcode DB. Seul le verso des cartes diffère un peu.

< Composition et dates de sortie >

Qu'on parle des Barcode DB ou des Characters Collection, chacune des parts de ces Play-Carddass est composée classiquement de 42 cartes, réparties en 36 regs et 6 prismes. Elles étaient bien sûr distribuées en vending-machine, mais uniquement via le système Carddass-100, c'est-à-dire 100 yen pour 5 cartes. Chaque set incluant un petit dépliant décrivant cartes et règles de jeu.

Les dates de sortie sont les suivantes :
  • Barcode Dragon Ball
    • part 1 : Décembre 1992
    • part 2 : Avril 1993
    • part 3 : Juillet 1993
    • part 4 : Novembre 1993
  • Characters Collection
    • part 1 : Avril 1994
    • part 2 : Août 1994


< Recto des cartes et classification >

Comme je l'ai dit précédemment, le design ne change que très peu entre les deux séries.

Ce qui tape immédiatement à l'oeil quand on regarde les cartes, c'est le nom des personnages en rômaji (alphabet occidental) en gros sur le recto. Pas très courant à l'époque... et surtout des retranscriptions plus d'une fois bizarre. Néanmoins, c'est par ce biais que j'ai appris pour la première fois quelques noms originaux dans les années 1990.

Certains éléments du design permettent de classer les cartes de trois manières différentes :

Prismset part 2. 3 cartes "gentils" et 3 cartes "méchants".

  • Classification par le triangle HP, selon la nature du personnages. Les "gentils" possèdent un triangle orange, les "méchants" un triangle vert. Remarque : quand vous observez une part en suivant la numérotation, celle-ci est déjà classée de cette manière, puisque les 21 premières cartes sont des cartes "gentils", et les 21 suivantes des cartes "méchants". Cette répartition se retrouve aussi bien au niveau des regs que des prismes : dans chaque part, 3 prismes "gentils" et 3 prismes "méchants". Seule la part 1 des Barcode DB échappe à cette règle, car composée de 22 cartes "gentils" (une reg de plus).

Les 3 premiers symboles sont les kanji qui orneront successivement le dôgi de Gokû.

  • Classification par le symbole en haut à gauche, selon la période d'apparition du personnage. Il y a en tout 6 symboles différents, symbolisant 6 périodes différentes :
    • symbole 「亀」 pour Kame Sennin, période Dragon Ball
    • symbole 「界」 pour Kaiô, saga des Saiyans
    • symbole 「梧」 pour Gokû, saga Namek / Freeza
    • symbole 「超」 pour Super Saiyan, saga des Androïdes et de Cell
    • symbole 「未」 pour futur, futur alternatif de Trunks
    • le dernier symbole est le logo de l'Orange Star High School, lycée de Gohan, saga Boo

En examinant bien la collection, on se rend compte que c'est le mode de classification le plus erroné.

  • Classification par la couleur en arrière-plan du personnage. 10 couleurs différentes pour 10 groupes distincts, donc voici à chaque fois un exemple :
    • Tenshinhan : groupe des guerriers Z
    • Trunks : groupe des Super Saiyans
    • Maître Karin : groupe des amis de Gôku
    • Mighty Mask : groupes des participants aux tournois d'arts martiaux
    • Dendé : groupe des Nameks
    • Commandant Red : armée du Red Ribbon
    • Garlic Jr : groupe des Démons
    • Freeza: groupe des guerriers extraterrestres
    • N°18 : groupe des Androïdes
    • Robot Pirate : autres personnages


  • On peut également citer une catégorie spéciale : les cartes où le logo Dragon Ball Z est accompagné de 「外伝」 (Gaiden). Comme je l'ai déjà expliqué (et comme vous le savez de toute façon depuis Raging Blast 2), les personnages de celles-ci sont tirés de l'animé Saiyajin Zetsumetsu Keikaku de 1993 (raison pour laquelle les 3 monstres du haut vous seront étrangers si vous ne connaissez que la version 2010). 5 cartes en tout : 3 dans la part 3 et 2 dans la part 4 des Barcode DB. Une petite remarque : à l'époque, ces personnages n'existaient en cartes que dans ces Play-Carddass. Bandai ne les a introduit ni dans les Carddass Hondan, ni dans les Super Battle. Il faudra attendre 2006 pour revoir Hatchiyack dans les Super Card Game, et bien sûr 2010/2011 dans les Dragon Ball Heroes. Tout ça donne donc un cachet spécial à ces 5 cartes.

< Verso des cartes >

Les différences entre Barcode DB et Characters Collection n'apparaissent véritablement qu'au verso. Je précise que TOUS les versos sont différents, puisqu'ils contiennent les données du personnage en question.
  • Cas des Barcode DB
L'élément le plus caractéristique du verso des Barcode DB est la présence de deux code-barres, en haut et en bas de la carte (ce qui, on peut le dire, en fait les précurseurs des Data Carddass). C'est eux qui vont être scannés dans le Super Barcode Wars.
- Celui à la flèche dorée est le code-barre du personnage, dans lequel sont encodés ses points de vie, sa moyenne défensive et son taux de précision.
- Celui à la flèche rouge est le code-barre offensif et défensif, dans lequel sont encodées ses facultés offensives, défensives et de récupération.

Le cadre nominatifs en haut à gauche contient quand à lui les données écrites du personnage. Exemple avec la carte de Trunks ci-contre :
- 「所」 Catégorie : guerrier Terrien
- 「得」 Techniques personnelles : assaut à l'épée, vague d'énergie 
- 「特」 Technique spéciale : transformation en Super Saiyan
- 「対」 Ratio victoires/défaites : en 4 combats, 2 victoires et 2 défaites

Le cadre BD (Battle Data) en bas à gauche donne quand à lui des informations générales sur les données de combat. Toujours dans le cas de Trunks : "Des statistiques parfaitement équilibrées ! Aucun ennemi ne peut l'effrayer !".

Enfin, le gros cadre CD (Character Data) à droite propose une biographie du personnage : "Le fils de Vegeta arrivant du futur pour transmettre la terreur des Androïdes. Son pouvoir est tel qu'il terrasse d'un simple coup Freeza et son père. Poursuivant son apprentissage, il participe au Cell Game !". Ce qui confère aux Play-Carddass une autre dimension que celle du jeu de carte à collectionner : une véritable "encyclopédie" des personnages de Dragon Ball.

Dernier élément : le petit cadre noté GAME2専用. Indique le mode de jeu à sélectionner sur le Super Barcode Wars, à savoir le 2.

  • Cas des Characters Collections
Voici maintenant le verso des Characters Collection. On retrouve bon nombre d'éléments communs, comme le médaillon central, le cadre nominatif contenant les données personnage (qui sont toujours les mêmes, à savoir groupe - techniques personnelles - technique spéciale - ratio victoires/défaites), ainsi que le cadre biographique CD (Character Data).

La grosse différence vient de la disparition des code-barres (du fait de la perte de compatibilité avec le Super Barcode Wars) au profit de la Level Gauge (jauge de niveau) en bas. Celle-ci comprend en tout 15 points divisés en 3 segments de couleur différente traduisant respectivement points de vie, points d'attaque et points de défense. Dans le cas de Piccolo, le cadre BD (Battle Data) nous apprend qu'il arrive à un total de 13 points, réparties en 4 points de vie, 5 points d'attaque et 4 points de défense.

Parmi les autres différence : le mini-cadre GAME2専用 (mode de jeu n°2) indique à présent PLAY CARDDASS.

Enfin, on note quand même un espèce code-barre en haut de la carte. Il s'agit en fait d'un message codé apparaissant quand on regarde la tranche supérieure une fois toutes les cartes empilées selon la numérotation. La part 1 indique BABIDI, et la part 2 VEGETA.

< Petite mais costaude >

A l'époque, les "Super Barcode Wars" n'étaient pas très répandues dans mon coin. Et donc bien moins populaires que les Carddass et "Power Level" dans la cour de récrée, même si je me rappelle qu'un camarade les collectionnait, et que j'avais moi-même acheté quelques sets de 5 cartes dans un... bureau de tabac, la belle époque. Pourtant, il ne faut pas juger ces Play-Carddass sur le fait qu'elles soient "la plus petite" des "grandes" collections d'époque : leur force vient non pas de la compatibilité avec le Super Barcode Wars, mais des quelques sublimes prismes aux illustrations exclusives, et aussi et surtout de ce côté "référencement des personnages" assez complet, justifiant complètement le terme Characters Collection. D'ailleurs Bandai a profité de ces deux dernières parts pour éditer beaucoup de personnages manquant dans les Barcode DB (secondaires tels que les acolytes des grands méchants des films). Il est dommage que la collection s'arrête brutalement à l'apparition de Majin Boo gros et du film Bio-Broly, car les derniers films et la fin de la série auraient pu nous offrir de bien belles cartes.