Yop, c'est parti pour une petite présentation des
Super Battle Rurouni Kenshin ^^
Ou plutôt devrai-je dire, Battô Emaki Rurouni Kenshin. Car si le terme "super battle" apparait bien au verso des cartes, c'est "battô emaki" 「抜刀絵巻」 qui est mis en évidence sur la white-box. "Battô", "l'art de dégainer le sabre", renvoie directement au surnom de Kenshin Himura durant son passé d'assassin (Hitokiri Battôsai, Battôsai l'assassin). Le terme "emaki" désigne quand à lui le fameux style de narration horizontale des Japonais, combinant textes et illustrations sur un rouleau. Bref, l'appellation "battô emaki" n'a pas de signification au sens propre, il faut plutôt la prendre comme un effet de style collant à l'univers de Kenshin. Notez que la white-box mentionne "part 1", hors elle fut à ma connaissance la seule produite... faute de succès, sans doute. Observez aussi son fameux "seal of quality" : après Tôei, Studio Pierrot et Capcom, c'est au tour d'un autocollant Sony Pictures Entertainment Japan, en gage d'authenticité.
Sortie au printemps (à priori) 1996, cette part 1 des Battô Emaki Kenshin fut, tout comme les Carddass Yû Yû Hakusho, produite par Bandai mais distribuée par Banpresto. Ces Battô Emaki reprennent le principe général des Super Battle DB, à savoir une collection de 44 cartes (dont 38 regs, 2 prismes simples, 2 double-prismes et 2 hidden-prismes) répartie en 4 familles via 4 gold-mark différentes adaptées à l'univers Kenshin : 「斬」 pour les techniques de sabre, 「打」 pour les techniques de poing, 「速」 pour les techniques basées sur la vitesse, 「超」 pour les techniques spéciales.
A gauche le prismset non-décollé / A droite les prismes décollées avec dessus correspondant
1ère surprise : tout le cadre relatif au Power Level, s'il bénéficie de la même maquette que les SB DBZ, est intégralement en japonais. Là aussi, j'imagine, dans un soucis de coller le plus possible à l'univers de la série. 2ème surprise : la couche supérieure des double-prismes ne brille non pas d'un effet "hard" (ou carré... ou impur :p), mais d'un effet soft, pur, en losange, comme les prismes simples et max. En la décollant, on se rend compte qu'elle est beaucoup plus rigide et collante que celle des SB DBZ. Les BE Kenshin mieux finie que les SB DBZ ? Oui et non, car les prismes simples sont un peu mal découpées, avec un effet brillant qui ressort sur les côtés. Personnellement, je trouve même que la 23 à des faux-airs de fake...

Pour ce qui est du verso des cartes, sa maquette est globalement similaire au verso des SB DB, mais encore une fois adapté à la sauce Kenshin. Au milieu de la carte, en gros, le kanji 「剣」 pour sabre. En haut à droite, le kanji 「流」 pour style (de combat). Le petit plus par rapport aux SB DBZ (mais qu'on retrouve dans les SB DBGT), c'est le texte en bas à gauche. Il y en a 3 sortes en tout : "haku" (présentant les 4 gold-marks), "game rule" (14 différentes expliquant les règles du jeu) et "special card". En réalité il n'y a que 19 textes différents, ceux-ci se répétant tout au long des 44 cartes.
Sous ce texte, et sur chacune des cartes, se trouve une lettre japonaise dans un cadre rouge. Alors je n'en avais encore jamais parlé pour les SB (il s'agit d'une des révélations que j'ai tirées récemment du Perfect File 2), mais il s'agit d'une particularités des Super Battle (apparaissant aussi sur les Yû Yû Hakusho) : mises bout à bout, de la carte n°1 à la n°44, ces lettres forment une phrase secrète donnant une info spéciale sur la part en cours. Ou parfois sur la suivante pour les SB DB. Dans le cas des BE Kenshin, la phrase annonce que "Les 10 meilleures scènes de combat sélectionnées par le Weekly Jump bénéficient d'illustrations réalisées spécialement pour l'occasion". Il s'agit des "special card" dont je parlais plus haut : en tout 9 cartes dont une double-prisme où dessus et dessous sont comptabilisés, donc au total les 10 visuels que j'ai regroupés ci-dessous.


Les 10 meilleures scènes du combat, sélectionnées (probablement) par les lecteurs dans le Weekly Jump n°16 de 1996.
Toutes celles-ci furent redessinées spécialement pour les Carddass Battô Emaki.
Concernant les cartes en elles-mêmes, nous avons droit à l'adaptation du tout début de Kenshin, jusqu'à la fin du combat contre Raijûta. Incluant donc les affrontements contre Jin-e et Aoshi Shinomori. J'avoue que j'ai totalement flashé sur les prismes, très joliment illustrées par des dessins exclusifs et brillantes de mille feux. Même plus que les SB DB je trouve, c'est dire... Notez que Kenshin ne manque à l'appel sur aucune prisme. Certaine regs sont aussi très agréables à l'oeil, tandis que d'autres sont de simple screenshots, judicieux ou non. Au final, avis plus que positif pour une série qui ne ternit pas la qualité des Super Battle d'époque.